« Le jardin-feuille »
Depuis peu, une nouvelle activité a débuté sur la commune : la production de plantes aromatiques et dites médicinales.Le JARDIN - FEUILLE, création de M. Stanislas LE BARAZER, est implanté à Placen Leur Guer.
Depuis quelques mois déjà, il y produit une quarantaine de plantes différentes, telles la mélisse, des menthes, de la camomille…
L’objectif est d’en proposer bientôt à la vente, sur les magasins bios locaux et aux particuliers, en privilégiant les circuits courts.
Stanislas travaille avec le souci constant d’une démarche éthique, en faisant appel à ses petits semenciers qui lui proposent des semences paysannes et des semences biologiques.
« Ma production débute à la graine et va jusqu’à la plante sèche. A l’exception de deux plantes, j’ai produit moi-même les 40 plantes que je développe. Je parviens ainsi à garantir la traçabilité complète des plantes de ma pépinière. »
Il a monté son projet de A à Z. Stanislas a en effet installé seul sa serre et le bâtiment d’exploitation au bardage de bois, en valorisant les arbres locaux et le réemploi, à chaque fois que c’est possible.
Pour le travail de la terre, il privilégie aussi la méthode douce, au motoculteur, en n’effectuant que peu de travail du sol. Sa solide formation scientifique de bio chimiste, en biologie végétale l’ont mené dans un premier temps à être ethnobotaniste. Puis, il a décidé de se lancer dans la valorisation des plantes, afin de produire des compléments alimentaires, de l’homéopathie, des produits vétérinaires et des produits de phytothérapie.
Son procédé de production est simple : il va des semailles des plantes à la récolte, puis à la transformation en plantes séchées. Après avoir prélevé les plantes au jardin, mais aussi quelques plantes sauvages locales, il les passe au hachoir, et les dispose un temps sur des claies, pour un séchage doux, à basse température. Puis les plantes sont passées au tarare, où un tri mécanique est fait, grâce à de vieux outils du XXe siècle. Une fois les plantes triées, vient le moment de les mettre en sachets, à la main, pour des paquets formés d’une plante uniquement ou de mélanges.
« Le but est de produire des plantes et de parvenir à proposer des tisanes qui aient un bon goût, mais de le faire surtout en accord avec des valeurs de production locale, respectant le vivant et le partage. Mon idée aussi est de faire venir le public à la ferme et de faire découvrir le métier, par des animations ponctuelles ».
Stanislas prévoit d’ailleurs d’organiser, une vente régulière à la ferme, le mercredi après-midi.
Nous lui souhaitons un bon départ dans son activité et de belles rencontres avec les Squiffiécois, qui ne manqueront pas de lui réserver le meilleur accueil, nous n’en doutons pas.
Mairie